Il est de retour. Et il est pas content.


Inglorious Basterds : la critique !

Le 20.08.2009 - Le Blog - 4 commentaires

**Ceci est une critique garantie sans spoiler**

Je l’évoquais ici-même il y a quelques mois, ça y est, les bâtards de Quentin Tarantino ont fait leur sortie sur les écrans français hier 19 août.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que cette nouvelle production de créateur de Pulp Fiction, Kill Bill et autre Boulevard de la Mort ne devrait vraisemblablement pas décevoir les fans du réalisateur de Knoxville. En tout cas moi, je ne l’ai pas été !

Alors bien sûr, dès le générique, on retrouve la patte de Tarantino, et tout au long du film on retrouve nombre des ficelles qui ont fait son succès tout au long des 20 dernières années, mais ces fameuses ficelles ne sont pas usées, et se prêtent plutôt bien au contexte de ce film.

Comme à son habitude, Tarantino nous sort un scénario dont lui seul à le secret, revisitant sans vergogne l’histoire de l’occupation allemande en France à sa guise, le tout servi par personnages plus barrés les uns que les autres.

Bingo !
Bingo !

L’autre force de Tarantino, c’est de savoir caster pour son film des acteurs parfaits. Brad Pitt est, comme à son habitude, très bon dans le rôle du Lieutenant Aldo Raine, tout comme Mélanie Laurent, parfaitement crédible dans son rôle de vengeresse juive. Mais que dire de Christoph Waltz, acteur autrichien dont je n’avais jamais ne serait-ce qu’entendu parler, et qui incarne avec talent le SS-Kolonel Hans Landa.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce film. Je n’en fais pas mon film préféré de Tarantino pour autant (mon préféré restant Pulp Fiction), car je pense que QT aurait pu aller encore un peu plus loin, en s’attardant peut-être un peu plus sur les personnages qui constituent les bâtards.

Allez, cessez donc de me lire et précipitez vous dans les salles !

 

Critique de "Tellement proches"

Le 15.05.2009 - Le Blog - 5 commentaires

Eh oui, encore une avant-première sur le bananablog !

En effet, grâce à Cinéfriends, j’ai pû assister mardi à la projection du nouveau film réalisé par le tandem Eric Tolédano-Olivier Nakache, rendu célèbre par le succès de leur précédent film : Nos jours heureux.

Alors, "Tellement proches", de quoi donc que ça parle ? Voici le pitch :

Famille : Groupe de personnes réunies par des liens de parenté et un fort sentiment de solidarité morale et matérielle. Quand Alain a épousé Nathalie, il ne savait pas qu’il épouserait aussi sa famille. Ce samedi, comme toutes les semaines, ils sont invités à dîner chez son beau-frère, Jean-Pierre à Créteil. Mais ce soir, plus que d’habitude, Alain est à bloc, il bout comme une cocotte prête à exploser. Il en a marre, marre de se planter à chaque fois sur le chemin pour aller à Créteil, marre de se taper les petits conseils de vie de Jean-Pierre et de sa femme Catherine qui élève ses enfants comme des chevaux, marre d’attendre de dîner l’estomac vide en regardant les spectacles soporifiques de leur fille Gaëlle, marre de regarder pour la énième fois la vidéo de leur mariage, marre aussi de son autre belle-soeur Roxane, qui, affolée par son horloge biologique, a jeté son dévolu sur Bruno, jeune interne en médecine qui se demande un peu comment il a atterri à ce dîner. C’est vrai, Alain en a marre de ces dîners familiaux, mais il ne sait pas encore ce qui l’attend véritablement ce soir-là... Ni les jours qui suivent.

Vous voulez voir la bande-annonce ? Pas de problème, c’est par ici.

Et maintenant, place à la critique !

Tolédano et Nakache m’avaient agréablement surpris avec "Nos jours heureux", que j’avais beaucoup aimé, notamment pour sa fraîcheur, aussi attendais-je beaucoup de leur nouveau film. Et je dois dire que je n’ai pas été déçu. On retrouve dans ce film tous les ingrédients d’une comédie à succès : un scénario qui nous permet tour à tour de rire et d’être ému, des personnages attachants servis par un casting parfait.

En effet, les réalisateurs ont regroupé autour d’eux pas mal de jeunes acteurs de la scène française, dont certains qu’on avait déjà pu voir dans "Nos jours heureux". Ainsi Omar Sy et Joséphine De Meaux forment à l’écran un couple étonnant et... détonnant ! Etonnant, François-Xavier Demaison l’est également, lui qui a troqué son costume de Coluche pour enfiler celui de Jean-Pierre, un avocat à la petite semaine qui sert de commis d’office pour défendre les petites racailles de banlieue. Jean-Pierre et son épouse Catherine, interprétée par Audrey Dana, tentent d’élever leurs enfants pour en faire la meilleure des progénitures, allant même jusqu’à inscrire leur fille dans une école juive. Une décision qui aura des conséquences pour le moins inattendue sur leur couple...

Isabelle Carré et Vincent Elbaz
Isabelle Carré et Vincent Elbaz

Mais au coeur de l’intrigue se trouvent deux acteurs plus confirmés, en les personnes de Vincent Elbaz et d’Isabelle Carré, qui interprètent à l’écran un couple au bord de l’explosion, à cause notamment de leur fils qui leur mène la vie très dure...

Tout ce beau monde forme une petite famille qui va connaître des changements radicaux, des situations cocasses ou émouvantes, et qui en définitive nous emmène d’un bout à l’autre du film sans le moindre temps mort. On sort de ce film avec le sourire, et une furieuse envie de voir plus de films français de cette trempe.

En tout cas, Tolédano et Nakache confirment avec ce nouveau film tout le bien qu’on avait pu penser d’eux après "Nos jours heureux". Les réalisateurs nous confiaient après la séance qu’ils seraient très contents de réaliser ne serait-ce que 10% des entrées de "Bienvenue chez les ch’tis" de Dany Boon. C’est tout le mal que je leur souhaite, et je te recommande, toi fidèle lecteur assidu, de te précipiter voir "Tellement proches", dans les salles à partir du 17 juin 2009 !

PS : je vous invite également à lire les critiques rédigées par les copains blogueurs présents à la même avant-première : celle de docslumpy est ici, celle de freeman59 est . Et puisqu’on en est à donner des liens, vous pouvez également visiter celui des deux réalisateurs, où vous pourrez notamment suivre la tournée de toute l’équipe du film et même laisser des commentaires ! Pour cela, rendez-vous sur http://www.toledano-nakache.com/

 

Star Trek, changement d’é(s)poque

Le 29.04.2009 - Le Blog - 9 commentaires

Eh oui mes petits choupis, j'ai eu la chance de voir le nouveau film de J.J. Abrams (le créateur des séries Alias et Lost pour ne citer que ces deux exemples) en avant-première, ce mardi 28 avril au Kinépolis de Lomme. Il s'agit de Star Trek.

Alors, pour être honnête avec vous, quand @docslumpy m'a proposé cette avant-première, j'ai hésité avant d'accepter. Star Trek j'ai jamais spécialement été fan, Spock, Kirk & l'Enterprise ne m'ont jamais vraiment attirés. J'avais pourtant tenté de m'y mettre il y a quelques années, en regardant le dernier opus de l'époque (Star Trek Generations si mes souvenirs sont bons), mais sans succès. Pis encore, lors de ma dernière sortie ciné avec Mme Bomb, nous avions été bombardés par pas moins de deux teasers et une bande-annonce pour la sortie du nouveau ST, et franchement, nous n'avions pas été très emballés. Ca sent le blockbuster hollywoodien à plein nez : effets spéciaux à la pelle, success story et bons sentiments m'ont l'air d'être les principaux ingrédients de ce film, au maigre budget de 150 millions de dollars. Excusez du peu.

Mais bon, j'ai décidé de mettre de côté mes à-priori, et de me laisser tenter par cette avant-première. Je retrouve donc mes amis @docslumpy et @sooka à 19h15 à Kinépolis, la séance étant prévue à 20h, normalement, on est larges. Il n'y a pas vraiment beaucoup de monde. Nous entrons dans la salle après avoir montré patte blanche aux 3 vigiles à l'entrée de la salle ("Pas de caméra m'sieur dames ?" euh, non, mais c'est gentil de demander ^^). Le temps d'acheter de quoi nous sustenter durant la séance , et nous entrons dans la salle. Celle-ci se remplit petit à petit, mais, déception, personne n'a tenté l'exhubérance du cosplay. Les ringards :p

19h45, le "présentateur" de l'avant-première s'empare du micro histoire de nous faire une petite présentation de la séance, 2-3 blagounettes pas vraiment marrantes sur les vigiles et poser quelques questions pour faire gagner des goodies Star Trek. Les questions semblent faciles pour les fans de la série présents dans la salle, moi personnellement, je n'y connais rien, donc je regarde ça d'un oeil amusé mais pas spécialement interessé. Ca va, c'est pas trop long, 10 minutes et c'est réglé. Y a plus qu'à attendre le film maintenant !

20h pile, les lumières s'éteignent (j'aime Kinépolis et sa ponctualité !), ça y est, c'est parti ! Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas le gros de l'histoire de Star Trek, voici le synopsis (avec un "i" et non un "y", fichtre) de ce onzième épisode (si j'ai bien compté), qui se veut en fait être le premier : 

La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau Star Trek, mettant en scène le premier voyage d'un tout nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire.
Dans ce périple semé de dangers, d'action et d'humour, les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan diabolique d'un être maléfique menaçant l'humanité toute entière dans sa quête de vengeance.
Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, originaire de la rurale Iowa, tête brulée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion. Quand l'instinct fougueux rencontre la raison pure, une improbable mais puissante alliance se forme et sera seule en mesure de faire traverser à l'équipage d'effroyables dangers, là où personne n'est encore jamais allé...

Ouh ouh, ça c'est du teasing pas vrai ? Bon, si ça ne vous parle pas plus que ça, vous pouvez également mater la bande annonce ici.

Ayé, 22h, les lumières se rallument sur le générique final. Bilan des courses, ma critique :

Et bien j'ai beaucoup aimé ce film. Si si, je vous assure. Bon, évidemment, on retrouve certaines grosses ficelles des films de science-fiction, ainsi que, comme je le disais en introduction, les ingrédients d'un bon blockbuster américain. Mais J.J. Abrams réussit à nous mélanger tout çà à une intrigue, qui, sans être le scénario le plus original de l'année, a le mérite d'être efficace et de bien faire coller le film à l'univers Star Trek sans pour autant rebuter les néophytes comme moi.

Les scènes d'action sont impressionantes (en même temps, le budget était prévu pour), et le casting particulièrement bien choisi. Les hommes apprécieront le jeu musclé de Chris Pine, tandis que sa belle gueule ravira les demoiselles, et surtout, tous s'accorderont sur sa façon de rendre Jim Tibérius Kirk attachant, touchant et même drôle parfois. Zachary Quinto n'est pas en reste, lui qui réussit à se débarasser sans problème du personnage de Sylar (qui l'a fait connaître dans la série Heroes) pour être parfaitement crédible en Spock. Les seconds rôles sont dans le bon ton également, à noter qu'on retrouve Karl Urban, le chevalier Eomer de la trilogie du Seigneur des Anneaux (j’avais écrit Eric Bana dans un premier temps, qui joue bien dans Star Trek, mais pas du tout dans LOTR, mes confuses).

Bref, ce Star Trek de J.J. Abrams est une réussite, qui devrait ravir les amateurs de SF, et qui fait rentrer la série Star Trek de plain pied dans le 21ème siècle. N'étant pas, vous l'aurez compris, un fan de la première heure, je me garderais donc bien d'exprimer un quelconque avis quant à la manière dont ce film restitue l'esprit de la série originale. Je me contenterais donc de vous inviter à aller voir ce film à partir du 6 mai, que vous soyez un fan ou non, afin de vous faire votre propre opinion ! ;-)

Mes petits camarades et moi-même finissons par sortir tranquillement de la salle pour regagner nos véhicules respectifs. On se fait des bisous-bécots, on se dit à bientôt - au plus tard le 12 mai pour l'avant première de "Tellement Proches" (amis blogueurs, des places sont à chopper ici !) - et je regagne mes pénates pour retrouver Mme Bomb. "C'était bien ?" me demande-t-elle. Me croirez-vous si je lui ai dit qu'elle le saurait en même temps que vous, chers lecteurs assidus ?

Non ? OK, vous avez raison, je ne suis pas si muffle :) Allez, longue vie et prospérité à tous ! \\//_

 

 

Quand Quentin devient "Tar-antinazi"

Le 23.04.2009 - Le Blog - 3 commentaires

 

Le 19 août prochain sort le nouveau film de Quentin Tarantino : Inglorious Basterds. Et encore une fois, Tarantino nous gratifie d'un scénario à l'image du personnage : complétement barge.

L'histoire se passe pendant la Seconde Guerre Mondiale. Un groupe de soldats condamnés à mort se voient offrir une seconde chance s'ils acceptent une mission aux allures de mission suicide : entrer sur le territoire détenu par les forces allemande, et scalper autant de nazis que possible... 

A noter qu'au casting on retrouve des comédiens français, l'action du film se situant principalement en France. On pourra donc voir dans Inglorious Basterds notamment Léa Seydoux (petite-fille du producteur Jérôme Seydoux), mais aussi et surtout la belle Mélanie Laurent.

Connaissant Tarantino, ce film risque d'envoyer du lourd ! Jetez un oeil sur la bande-annonce :

 

 

 

Alors, tentés par ce nouveau film ? Ou êtes-vous hermétiques aux scénarii tarantinesques ? A vos avis !

 

Le Lion d’Or pour "Le Bélier".

Le 16.02.2009 - Le Blog - 0 commentaire

A la fin des années 80, Randy Robinson, dit The Ram ("Le Bélier"), était une star du catch. Vingt ans plus tard, il ne se produit plus que dans des salles de gym de lycées ou des maisons de quartier... Brouillé avec sa fille, il est incapable d’entretenir une relation durable avec quiconque : il ne vit que pour le plaisir du spectacle et l’adoration de ses fans. Mais lorsqu’il est foudroyé par une crise cardiaque au beau milieu d’un match, son médecin lui ordonne d’abandonner le catch : un autre combat pourrait lui être fatal. Contraint de se ranger, il tente de renouer avec sa fille et, dans le même temps, entame une liaison avec une strip-teaseuse vieillissante. Pourtant, son goût du spectacle et sa passion pour le catch risquent bien de reprendre le dessus et de le propulser de nouveau sur le ring...

Paris, jeudi 5 février 2009, 21h. J'ai le grand honneur d'être invité au Gaumont Marignan à l'avant-première de The Wrestler, le dernier chef d'oeuvre de Darren Aronofsky. Oui oui, chef d'oeuvre, je le savais déjà : on est fan ou on ne l'est pas. Après une petite heure d'attente - je suis arrivé bien en avance pour être sûr de choper une bonne place en salle - les deux zigotos pointent enfin le bout de leur nez (en plastoque pour l'un deux). Standing ovation pour mon réal' favori et Mickey Rourke, blagounette et anecdote de circonstance, bla bla bla, c'est parti pour la projo' !

Verdict : le kif complet. Aronosfky nous permet non seulement de découvrir les coulisses d'un sport / spectacle méconnu en France, mais il prouve une fois de plus son bel éclectisme et son immense talent en réussissant à nous émouvoir - sans niaiseries inutiles - avec le destin tragique de Randy, sorte d'anti-héros pathétique vivant dans son passé glorieux par peur d'affronter Auchan : la Vie, la vraie. Profondément touchant.

Ici, contrairement aux films précédents d'Aronofsky, point de recherche artistique ou esthétique dans les différents plans. Seul point d'orgue : émotion et réalisme. Et bien, grosse claque. Ce mec sait tout faire. La caméra, au plus près des visages, presque tremblotante, nous permet de ressentir pleinement toutes les émotions du film : de la violence des combats (si si !) à la colère et à la tristesse des différents personnages jusqu'au désespoir poignant de Randy. Brut de chez pomme.

Enfin, impossible de présenter The Wrestler sans évoquer la performance énorme de Mickey Rourke. Il est Randy "The Ram" !. Il faut dire aussi que le personnage lui sied à merveille, tant physiquement que psychologiquement. On ne peut d'ailleurs s'empêcher de faire le parallèle entre Randy, catcheur désormais has-been, et Rourke, acteur considéré comme ringard après avoir été encencé dans les années 80.

The Wrestler, simple baroud d'honneur pour Micky ? Pas si sûr : le film a déjà obtenu le fameux Lion d'Or à Venise et Rourke le Golden Globe 2009 du meilleur acteur. A star is reborn ?

La Bananote de Ghysmo : 9/10.

 

Borgne To Kill

Le 31.01.2009 - Le Blog - 0 commentaire

S’il a toujours été un fidèle serviteur de son pays, le colonel Stauffenberg s’inquiète de voir Hitler précipiter l’Allemagne et l’Europe dans le chaos. Comprenant que le temps presse, il décide de passer à l’offensive : en 1942, il tente de convaincre plusieurs officiers supérieurs de la nécessité de renverser Hitler. Un an plus tard, tandis qu’il se remet de ses blessures de guerre, il rejoint la Résistance allemande pour mettre au point l’Opération Walkyrie destinée à éliminer le Führer. Alors qu’il n’était au départ qu’un des nombreux conspirateurs, Claus von Stauffenberg se retrouve bientôt en première ligne : c’est lui qui devra assassiner Hitler...

Dans la mythologie nordique, les Walkyries sont des vierges guerrières, des déesses volantes revêtues d'armures qui distribuaient la mort parmi les guerriers et emmenaient l’âme des héros au Walhalla, le palais du Dieu Odin... Comment ? Quel est le rapport avec l'opération "Walkyrie" ? C'est tout simplement le titre d'une des oeuvres les plus connues - et au son très militaire - de Richard Wagner. Et Hitler, en bon nationaliste, était un grand fan de Wagner. Voilà pour la petite histoire.

Pour ce qui est de la grande Histoire, Walkyrie reconstitue parfaitement et précisément cette ultime tentative d'assassinat d'Hitler par des officiers allemands exaspérés par les multiples crimes nazis. Mais Walkyrie, c'est surtout un très bon divertissement et un suspense haletant. Même en sachant pertinemment que le plan des résistants échouera, le film est d'une belle intensité, notamment grâce à des acteurs qu'on sent totalement investis dans leurs rôles. Tom Cruise, loin de son image habituelle de héros indestructible, joue avec force et sobriété dans un film au final pas trop hollywoodien, sans complaisance et scènes larmoyantes. Ca fait plaisir.

Pour chipoter un peu, on pourra dire que, tant qu'à vouloir faire dans la reconstitution historique, ils auraient quand même pu prendre le temps de tourner tout le film dans la langue de Goethe même si, c'est vrai, passées les cinq premières minutes du film, écouter ces officiers nazis comploter dans un anglais parfait ne choque plus personne.

En résumé, un très bel hommage à la résistance allemande et un film d'espionnage assez passionnant.

La Bananote de Ghysmo : 8/10.

 

A découvrir : La Chevauchée Des Walkyries - Richard Wagner

 

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