Il est de retour. Et il est pas content.


Analyse de l’opération "Entraîneur 2010"

Le 24.08.2009 - Le Blog - 6 commentaires

Si vous êtes fan de jeux video de simulation et de football, vous ne pouvez pas ne pas connaître le best-seller d’Eidos : l’Entraîneur.

Pour la sortie de l’édition 2010 de l’un de ses titres phares, Eidos a frappé un grand coup en matière de marketing. C’est sur le site i-actu que j’apprenais hier cette info étonnante : Eidos a en effet décidé de vendre une version téléchargeable en ligne de l’Entraîneur 2010, moyennant le paiement... de la somme que vous déciderez.

Oui oui, vous avez bien lu. Vous pouvez acheter sur le site Champmanstore, jusqu’au 10 septembre 2009, une version tout ce qu’il y a de plus légale de l’Entraîneur 2010, au prix que vous souhaitez (sachant qu’il y a un minimum de 2,5€ pour les frais de traitement).

Alors bien entendu, on peut s’interroger sur la viabilité économique d’une telle campagne, sachant qu’en version "boîte", le jeu devrait coûter une quarantaine d’euros. En effet, l’info se répandant très rapidement sur la toile, les fans du jeu régulièrement "connectés" et suffisamment à l’aise avec Internet pour effectuer des paiements en ligne, devraient sans nul doute profiter de cette occasion qui leur est offerte pour acquérir leur jeu favori à moindre coût. Cette opération représente donc à priori un sacré manque à gagner.

Mais, parce qu’il y a bien sûr un "mais", d’un autre côté, il y a également toutes les personnes, qui connaissent de près ou de loin ce jeu, qui y ont même pour certains déjà joué, sans pour autant jamais l’acheter, profitant des opportunités qu’Internet peut offrir pour se procurer le jeu d’une manière... ou d’une autre. Ces personnes, j’en fais partie. Soyons clair, jamais je n’aurais dépensé 40€ pour l’achat ce jeu à sa sortie. Par contre, pour une somme modique... eh bien ma foi, pourquoi pas l’acheter, plutôt que de le télécharger illégalement ?

Alors je me suis jeté, j’ai précommandé le jeu, moyennant 3€. Et sur ce plan là, c’est tout bénef’ pour Eidos : sans cette opération, ces 3€, jamais Eidos ne les aurait eus. Bon bien sûr, ce ne sont que 3€, mais multipliés par xx internautes séduits par cette opération et un peu moins radins que moi, celà peut vite représenter des sommes importantes.

C’est en tout cas le pari qu’a décidé de relever Eidos, et je ne peux que saluer cette initiative. Si seulement ça pouvait donner des idées aux gens de chez Blizzard pour Diablo III... =D

Alors, qu’en pensez-vous ? Cette opération, futur succès ou pari trop risqué ? J’attends vos avis !

 

De la publicité dans PES 2009 ?!

Le 30.04.2009 - Le Blog - 5 commentaires

Adeptes du jeu de Konami dans sa version PC, peut-être avez-vous remarqué comme moi hier qu'une publicité pour le nouveau parfum "Only The Brave" de Diesel avait fait son apparition à divers endroits dans Pro Evolution Soccer 2009.

Pour le moment, voici celles que j'ai repérées, en jouant en mode "Become A Legend" :

Le chargement d’un match
Le chargement d’un match
 
Les panneaux publicitaires lors d’un match
Les panneaux publicitaires lors d’un match
 
Les ralentis d’un match
Les ralentis d’un match
 
Le menu de la mi-temps et de la fin de match
Le menu de la mi-temps et de la fin de match
 

Alors bon, autant les pubs sur les panneaux latéraux, ça ne me choque pas, et limite ça me surprend d'ailleurs qu'ils n'y aient pas pensé plus tôt (ou peut-être l'ont-ils fait mais que je ne l'avais pas remarqué, c'est une possibilité aussi), autant un tel matraquage, j'avoue, ça m'a pas mal surpris.

Si mes souvenirs sont bons, Diesel n'en est pas à son coup d'essai en matière de « game advertising » (je ne sais pas si une telle expression existe, si ce n'est pas le cas, m'en fous, je l'invente), puisqu'il me semble avoir lu il y a quelques semaines qu'ils avaient lancé une campagne de publicité dans le jeu GTA IV, en s'incrustant sur les panneaux publicitaires disposés dans le jeu. Mais je ne sais plus où j'ai pu lire ce truc, si quelqu'un me le retrouve, ce serait bien urbain.

Bon bref, quelles conclusions en tirer ? Je dirais que la première, c'est que les marketeux de chez Diesel ont compris que diffuser une publicité dans des jeux vidéo permet de toucher un large public, tant par le nombre que par sa diversité. Autant dire que stratégiquement parlant, c'est plutôt bien joué. Il n'est pas illogique de penser que d'autres marques devraient bientôt s'engouffrer dans la brèche. 

Mais je pense que les utilisateurs ont le droit de s'interroger un peu sur ce que l'éditeur du jeu vidéo (Konami dans le cas présent) gagne dans l'histoire. C'est plutôt facile à imaginer : du pognon. Combien ? Difficile à dire. Dans la mesure où on en est aux prémices du game advertising, je pense que les sommes ne doivent pas être très élevées. Mais, si on se projette un peu vers l'avenir, on peut facilement imaginer que rapidement, une présence publicitaire dans un jeu « blockbuster » va vite valoir son pesant de cacahuètes. Cette perspective en soi ne me choque pas outre mesure... si en parallèle elle se traduit par un minimum de contrepartie pour l'utilisateur final ! Après tout, si l'éditeur gagne de l'argent grâce aux publicités que je vais devoir regarder pendant que je joue, ne serais-je pas en droit d'espérer que mon jeu soit moins cher à l'achat ?? 

A moins que les éditeurs ne se réfugient derrière l'argument qui ferait de ces nouvelles rentrées d'argent une compensation pour les sommes perdues à cause du piratage. Si tel est le cas, très bien, généralisons au plus vite ce système, et qu'on cesse de nous faire ch*er avec Hadopi !!

Et vous, qu'en pensez-vous ?

 

This is our game !

Le 19.09.2007 - Le Blog - 2 commentaires

Ça y est. Il arrive ! Dans un peu plus d’un mois, les fans de foot virtuel ont rendez-vous pour célébrer la sortie du nouvel opus de la série Pro Evolution Soccer. PES 7 ? Presque, PES 2008. Retour sur une série devenue une véritable institution.

Le logo
Le logo

C'est devenu une habitude. A chaque rentrée, le gamer amateur de ballon rond commence à avoir les mains moites et le "pad" qui le démange, il a coché sur son calendrier une date bien précise, il a l'esprit ailleurs mais il guette, à l'affût de la moindre information ou image susceptible de le tenir en haleine. Il n'a plus qu'une chose en tête : découvrir le nouveau PES !

En l'an de grâce 1999, le football sur console est dominé outrageusement par la série FIFA, développée par la société EA Sports. C'est alors que se pointe sur le marché européen un petit nouveau, ISS Pro Evolution, jeu développé par les japonais de Konami, bien décidés à se faire une place au soleil aux côtés d'EA Sports. Pour les gamers habitués au style FIFA, plutôt orienté arcade, le choc est rude : le jeu s'avère délicat à prendre en main et à maîtriser. Mais très vite, la mayonnaise prend et le jeu trouve son public, séduit par le côté réaliste d'ISS.Dès lors, la série n'aura de cesse de s'améliorer et de prendre de l'ampleur. Une deuxième version du jeu sortira sur Playstation en 2000 avant que la série ne soit renommée Pro Evolution Soccer lors du passage sur les consoles nouvelle génération (Sony Playstation 2, Nintendo Gamecube, etc...) en 2001. 6 PES plus tard, la série s'est imposée comme la référence en matière de simulation de football sur console et PC, réléguant FIFA au second plan. EA Sports a de quoi avoir les boules : Pro Evolution Soccer 5 est le bien culturel le plus vendu de l'année 2006 en France, avec 1,3 million d'exemplaires. Pro Evolution Soccer 6 a depuis fait mieux avec plus d'1,4 million d'exemplaires vendus jusqu'à maintenant.

Sur quoi se fonde le succés de PES  ? Outre le réalisme des mouvements des joueurs et la qualité de l'intelligence artificielle, le jeu doit en grande partie sa réputation à sa durée de vie, presque infinie grâce à son mode Ligue des Masters. Ce dernier permet en effet de faire grandir son équipe de saison en saison : on commence en deuxième division avec des joueurs plus que moyens, on acquiert de l'expérience, on apprend à gérer son budget et à recruter de nouveaux joueurs (la grande force de PES), on construit son « équipe petit à petit, de succés en succés, jusqu'à atteindre les sommets du foot européen. Alléchant comme programme n'est-ce pas ? Pendant longtemps, PES a souffert de la comparaison avec FIFA à cause de l'abscence de licenses – il est en effet bien plaisant de jouer avec nos joueurs fétiches dans leurs vrais maillots et dans de vrais stades. Jusqu'à PES 6, le problème pouvait être contourné grâce à un mode Modifier permettant au gamer de créer ses propres maillots et de renommer footballeurs et stades. Le succès (et les bénéfices) étant au rendez-vous, PES jouit maintenant à l'instar de FIFA des licenses de la plupart des clubs européens et des équipes européennes. Joli coup de la part de Konami. Plus de raison ainsi de ne pas profiter du meilleur jeu de foot au monde ! D'autant plus que la nouvelle édition de PES s'annonce encore plus agréable et évoluée.

C’est tout nouveau !
C’est tout nouveau !
Des interviews des joueurs à la fin des matchs ?

Prévu sur PC, Xbox 360, PS3, PS2, PSP et DS (!), PES 2008 promet - en plus des habituelles évolutions graphiques - quelques nouveautés intéressantes comme la possibilité de régler son mur et de choisir le nombre de joueurs qui le compose, la possibilité de simuler des fautes et de tirer le maillot de l'adversaire (nouveauté pas très catholique mais qui peut s'avérer bien fun) ou encore des commentaires revus et améliorés - il serait temps ^^. Mais la principale évolution du jeu réside certainement dans son tout nouveau système d'intelligence artificielle, baptisé Teamvision. Ce système permettra notemment à l'I.A. de s'adapter au jeu qu'on lui propose et de réagir différemment suivant le score du match. Les mouvements des coéquipiers autour du porteur du ballon ont également été améliorés.

Des graphismes qui s’améliorent au fil des ans...
Des graphismes qui s’améliorent au fil des ans...
... et une intelligence artificielle au top !

D'après Konami, ce nouvel opus « saura développer de nouvelles attaques, contrer des mouvements spécifiques et éviter de reproduire des erreurs d'attaque ou de défense afin de rendre le jeu plus conforme avec les aspects tactiques mais aussi dynamiques du sport réel. » On veut bien les croire. PES 2008 fera-t-il chavirer une fois de plus tous les amoureux du foot ? Réponse le 26 octobre. D'ici là, il faudra (s'im)patienter encore un peu.

 

Kluivert au LOSC !

Le 31.08.2007 - Le Blog - 0 commentaire

C’est la sensation de l’été pour le mercato français : Patrick Kluivert, l’ancien attaquant du Barça et de la sélection nationale Hollandaise, s’est engagé pour un an (+ un an en option) avec le LOSC.

Pour une nouvelle, c'est une sacrée nouvelle. Après un mercato en demie-teinte côté losciste - quelques arrivées (Maric, Béria, Tahirovic, Yanes), mais surtout énormément de départs (Bodmer, Keita, Rafael, Audel, Odemwingie, Chalmé, Tavlaridis, Gygax, Vitakic) - le club vient de frapper un grand coup en engageant hier un nom, et pas l'un des moindres : Patrick Kluivert.

Une rumeur qui en cachait une autre

Dans son édition du mercredi 29 août, le quotidien l'Equipe faisait déjà frissonner d'envie les supporters lillois, en évoquant un prêt de l'international brésilien du Real Madrid Julio Baptista, allant même jusqu'à avancer que le joueur, plus vraiment en odeur de sainteté dans la capitale espagnole, ne serait pas hostile à une expérience en Ligue 1. 

Une défaite dans des circonstances invraisemblables et une journée plus tard, un article du quotidien espagnol As met fin à un suspense qui n'aura pas duré très longtemps : le joueur n'envisage pas le moins du monde de quitter le Real. Cette journée du 29 août a des allures de gueule de bois pour les lillois... jusqu'à ce qu'une info parue dans le journal batave De Telegraph arrive jusqu'aux oreilles de certains supporters : le LOSC aurait approché Patrick Kluivert ! D'abord incrédule, et quelque peu échaudée par le flop Julio Baptista, la communauté des supporters lillois sur Internet reste sceptique face à cette nouvelle. Puis peu à peu, certaines sources très proches du club viennent confirmer l'information. Kluivert serait même déjà arrivé au domaine de Luchin pour passer la visite médicale. Rapidement, les sites spécialisés reprennent la rumeur, au point même que le site du LOSC ainsi que son principal site de supporters sont surchargés et baissent pavillon le temps d'une soirée. 

La nouvelle officielle tombera quant à elle en fin d'après-midi : Patrick Kluivert portera le maillot lillois pour un an (avec une option pour une année supplémentaire). 

Un joueur hors du commun

Kluivert à l’Ajax
Kluivert à l’Ajax
Kluivert fête son premier but sous le maillot de l’Ajax Amsterdam. Il a à peine 18 ans.

Le grand public découvre Patrick Kluivert le 24 mai 1995. Agé de 18 ans, il entre en jeu sur la pelouse de Vienne lors de la finale de la Ligue des Champions qui oppose l'Ajax Amsterdam au Milan AC. Il ne tardera pas à se faire remarquer, puisqu'il inscrira l'unique but de la rencontre, permettant à l'Ajax de Louis Van Gaal de remporter la plus prestigieuse des compétitions européennes pour la quatrième fois.

Transféré au Milan AC deux ans plus tard, Kluivert ne réussit pas à s'imposer chez les Rossoneri. Il ne reste qu'une saison et prend ensuite la direction du FC Barcelone, le tounant de sa carrière. Patrick Kluivert y passe 6 saisons au cours desquelles il inscrit plus de 120 buts.

Signature à Barcelone
Signature à Barcelone
Le 1er septembre 1998, Kluivert signe au Barça.

 Il y côtoiera des joueurs comme Ronaldo, Rivaldo, Luis Enrique ou Edgar Davids, avec qui il avait fait ses débuts sous le maillot de l'Ajax Amsterdam. Et c'est également notamment avec Davids qu'il connaît son heure de gloire avec l'équipe nationale des Pays-Bas. Avec des joueurs de talent comme Marc Overmars, Dennis Bergkamp, Jaap Stam et Jimmy Floyd Hasselbaink, les Oranje seront demi-finaliste malheureux du Mondial 1998 en France (éliminés aux tirs au but par le Brésil) et de l'Euro 2000 où ils évoluaient pourtant à domicile (éliminés par l'Italie, également aux tirs au but).

Mondial 98 : Pays-Bas-Brésil
Mondial 98 : Pays-Bas-Brésil
Kluivert inscrit le but égalisateur pour les Oranje, qui seront finalement éliminés aux TAB.

Malheureusement, Patrick Kluivert fait également parler de lui autrement que par l'aspect sportif. Réputé noceur, il fréquente régulièrement les boîtes de nuit catalanes et ses frasques font les chous gras de la presse à scandale ibérique. Plus grave, il est responsable d'un accident de voiture qui coûtera la vie à une jeune fille. Il est également impliqué dans une sordide histoire de viol collectif, avant d'être innocenté. Parallélement à ces évènements extra-sportifs, sa carrière commence à battre de l'aile : une saison 2003-2004 ratée avec le Barça, en raison notamment d'une blessure au genou, où il ne marquera que 8 buts en 21 rencontres, puis un Euro 2004 dont la sélection batave atteint les demies-finales... sans que Kluivert ne joue une seule minute, le sélectionneur (Dick Advocaat) lui préférant un joueur du même âge (au jour près !), mais sur une pente ascendante : Ruud Van Nistelrooy.

C'est en Premier League que Kluivert tentera de trouver le salut. Transféré à Newcastle United, il ne réalisera qu'une performance contrastée, inscrivant 13 buts en 35 matches, toutes compétitions confondues. Newcastle ne conserve pas le joueur, et Kluivert reprend le chemin de la Liga, cette fois-ci avec le FC Valence. Mais cette saison 2005/2006 sera le plus gros flop de sa carrière : il ne disputera que dix petits matches de championnat, ne marquant que 2 buts en 16 matches, toutes compétitions confondues. Le grand attaquant décide alors de rentrer au pays, et s'engage avec le PSV Eindhoven. Ce retour ne sera pas non plus un succès, puisque Kluivert ne parviendra pas à gagner sa place de titulaire. Au contraire, il ne disputera qu'une vingtaine de matches (3 buts), et dès le mois de mai, le club lui signifie qu'il ne fera plus partie de son effectif pour la saison 2007/2008. C'est donc en France et sous le maillot des Dogues que Kluivert tentera de donner un souffle nouveau à sa carrière.

Un défi pour le club et pour le joueur 

Kluivert à Luchin
Kluivert à Luchin
Patrick Kluivert lors de sa première interview pour losc.fr

Si Kluivert veut retrouver son jeu et la vista qui avaient fait de lui la vedette du Barcelone des années 2000, il lui faudra dans un premier temps, avec l'aide des préparateurs physiques du LOSC, retrouver une forme digne d'un sportif de haut niveau. Cela fait en effet pratiquement trois mois que le joueur s'entraînait seul. Mais s'il veut réussir en France, il lui faudra une qualité que certaines "stars" arrivées en L1 n'ont pas su trouver (Bierhoff ou Vieri pour ne citer qu'eux) : l'humilité. Parce que si Kluivert n'arrive pas avec un état d'esprit irréprochable, s'il ne fournit pas les efforts escomptés à l'entrainement, s'il ne désire pas s'intégrer rapidement dans l'effectif et s'il n'accorde pas tout le crédit que les instructions de Claude Puel méritent, cette arrivée en fanfare pourrait bien se transformer en échec cuisant. Hors aujourd'hui, ni le club, ni le joueur ne peuvent se le permettre.

En tout cas, les supporters eux, sont euphoriques, tant ils ne sont pas habitués à ce que le LOSC engage des joueurs réputés et tant ils espéraient voir leur club enfin trouver un attaquant capable de concrétiser les occasions que se crée l'équipe à chaque match.

Croisons les doigts pour que les dirigeants lillois, en misant sur Patrick Kluivert, aient réalisé un pari gagnant.

Julien

 

 

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